MILICE française

La Milice française a été créée par le régime de Vichy le 20 janvier 1943.
Constituée d’environ 30 000 membres (dont 15 000 actifs), cette organisation paramilitaire a pour mission principale de lutter contre les mouvements "terroristes" de la Résistance.
La Milice constitue en fait rapidement la police politique de Vichy et en vient à jouer un rôle supplétif auprès de la Gestapo ou des autres forces nazies présentes sur le territoire.


Les miliciens du "groupe de Bretagne" portaient sur le bras gauche un écusson avec des hermines .
Miliciens à Rennes
La Milice française a été implantée à Rennes en avril 1944 par Raymond du Perron de Maurin, auparavant délégué départemental puis régional de la LVF et commissaire aux questions juives.

Deuxième unité de marche des francs-gardes de la Milice
Le 8 juin 1944 arrive de Poitiers
la 2e unité de marche des francs-gardes de la Milice,
forte de 160 francs-gardes, en majorité de la région parisienne,et commandée par le capitaine Joseph Di Costanzo.
Créée par Joseph Darnand, la Franc-garde était constituée de miliciens âgés de 18 à 45 ans et formait le corps d'élite de la milice.
Elle était composée d'unités hiérarchisées, instruites techniquement et préparées au combat.

Di Costanzo, officier de réserve, est un dur, souvent un nerf de bœuf à la main, et lors d'interrogatoires de suspects, il ordonne volontiers de leur "faire pisser le sang", "chier leurs tripes" ou "dégueuler leurs boyaux".
Les lieux d'interrogatoires et de tortures furent le château d'Apigné et la rue du Griffon.
Raymond du Perron de Maurin et Emile Schwaller
ont été fusillés à Rennes ( centre de tir de coëtlogon ) en novembre 1946
On n'a jamais retrouvé de trace de Joseph Di Costanzo apres la guerre.

en 1944, Theophile Jeusset →
( impliqué dans l'attentat de Rennes →)
était le chef de presse et de propagande
de l'unité de marche de la milice française.

Roger Le Neuf de Neufville chef de trentaine
puis inspecteur de la milice à Rennes
Né en 1907 - Fusillé le 13 décembre 1946


06 avril 1946
Epuration à Rennes
Les exécutions furent nombreuses à Rennes où une soixantaine de miliciens avaient été capturés





Darnand avait été formel. Dans la circulaire confidentielle adressée en mai 1944 aux préfets régionaux et aux directeurs du Maintien de l'Ordre, il spécifiait que les forces de maintien de l'ordre, et la Milice en particulier, ne devraient absolument pas, en cas de débarquement, prendre part au combat aux côtés des Allemands contre les Anglo-Américains. Leur rôle exclusif restait le maintien de l'ordre intérieur.
Il n'était pas possible non plus d'organiser un maquis milicien, qui n'aurait pu subsister avec une population hostile, et qui aurait dû rassembler non seulement les miliciens, mais leurs femmes et leurs enfants, menacés d'extermination. La sagesse ordonnait que la Milice suivit le gouvernement dans son repli vers l'Est.
Sur Nancy, devraient se replier les miliciens de Pau, Bayonne, Bordeaux, Poitiers, Limoges, Châteauroux, Bourges, Angers, Orléans, Paris, ceux de Normandie, de Bretagne et du Nord.
Le départ de Paris
Le mercredi 16 août, Darnand donna l'ordre de repli général. Le but du voyage : Nancy.
Les miliciens de la région parisienne arrivèrent à Nancy sans incident.
Il en alla tout autrement pour ceux d'autres régions.
Parmi les miliciens qui refusèrent de partir et ne se cachèrent pas, beaucoup furent tués.
Les exécutions sont nombreuses à Rennes, Grenoble, Annemasse, etc.
La cohue de Nancy
C'était une cohue indescriptible.
A de rares exceptions près, ils partirent rapidement pour l'Allemagne où ils se mirent au service du S.D.
Jusqu'à la capitulation du Ille Reich, ils poursuivirent leur métier dans les camps de travailleurs et même au milieu des réfugiés politiques, à Sigmaringen et à Berlin.
La plupart des miliciens furent regroupés par cohortes autour du petit village d'Art-sur-Meurthe – situé à une dizaine de kilomètres de Nancy – où les unités de l'Avant-Garde étaient déjà installées et reprises en main.
Au camp du Struthof
Lorsque les miliciens passèrent en Alsace, une note venue de Berlin ordonna aux miliciens de se regrouper au camp de concentration nazi de Natzviller, au dessus de Schirmeck.
Le court séjour des miliciens au « Struthof » fut catastrophique sur le plan moral.
Darnand annonça que la Milice allait être complètement réorganisée et que, tout bien pesé, il avait décidé qu'elle franchirait le Rhin. Il laissait chacun libre de décider suivant sa conscience, invitant tout le monde à le suivre mais déliant de leurs obligations tous ceux qui ne se sentaient pas prêts à faire ce saut inquiétant.
Le 21 septembre, les miliciens quittèrent le camp et, le 22, débarquèrent d'un long train de marchandises en gare d'Ulm, sur le Danube.
L'aventure allemande de la Milice
On peut estimer à 4500 le nombre de miliciens passés en Allemagne.
2500 environ seront versés dans la Waffen SS (Division Charlemagne),
800 à 1000 passeront en Italie.
Un millier travailla en usine ou dans les services politico-administratifs de la Milice.
Les miliciens qui n'avaient pas suivi vécurent en France dans la clandestinité quand ils ne furent pas exécutés ou emprisonnés, ou bien passèrent en Espagne et en Amérique du Sud.
MSR (Aime et sers)
Mouvement Social Révolutionnaire
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Le Mouvement social révolutionnaire était un parti d'inspiration fasciste, fondé à Paris en 1940.
Fondé par Eugène Deloncle, ancien chef de la CAGOULE, et Eugène Schueller, propriétaire du groupe L'Oréal, le mouvement regroupait nombre d'anciens cagoulards (Jean Filiol, Jacques Corrèze, etc.), des patrons de droite tel Georges Laederich, mais aussi des personnalités venues d'autres horizons, comme Jean Fontenoy. Son orientation était d'inspiration fasciste et plutôt collaborationniste que purement vichyste.
Le programme de l’organisation, approuvé par Otto Abetz, ambassadeur du Reich, indique : « Nous voulons construire la nouvelle Europe en coopération avec l’Allemagne nationale-socialiste et toutes les autres nations européennes libérées comme elles du capitalisme libéral, du judaïsme, du bolchévisme et de la franc-maçonnerie (...), donner aux juifs qui seront conservés en France un statut sévère les empêchant de polluer notre race. »
L'organe du mouvement était la revue "Révolution nationale", animée notamment par l'écrivain Lucien Combelle.
Actif surtout à Paris, le MSR se voulait un concurrent du Parti populaire français (PPF), et était proche du Rassemblement national populaire (RNP) de Marcel Déat, avec lequel il fusionna en février 1941, mais la rupture fut consommée dès le mois d'octobre. Le 22 juin 1941, l'Allemagne entre en guerre contre l'URSS.
Un mois plus tard, Deloncle et Schueller fondent la Légion des volontaires français contre le bolchevisme (LVF) que certains de ses militants rejoignent sur le front de l'Est.
En 1942, une fraction du MSR menée par Georges Soulès et Jehan de Castellane, chef du SR du mouvement, exclut Deloncle du parti, et se rapproche de la Résistance. Grâce à Jehan de Castellane et à son ami Bénouville, Raymond Richard, policier contrôlé par l'Abwehr, entre en contact avec René Hardy envoyé de Bénouville en zone Nord, ce qui concourt sans doute à l'arrestation de Jean Moulin.
Le 27 août 1941, jour d'une cérémonie de départ d'un contingent de la LVF vers le front russe, un attentat contre Pierre Laval a lieu. L'auteur, originaire de Caen, s'appelle Paul Collette, ancien Camelot du Roi.
Le Mouvement social révolutionnaire disparut en 1944.
