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pour la justice sociale

Groupe d'Action

Groupe également connu sous le nom de Groupe d'Action du Parti Populaire Français GAPPF

logo PPF

ille et Vilaine

Groupe IMBERT 

Ce groupe à été créé le 24 mai 1944 à Rennes suite à une rencontre entre

Célestin Lainé et le docteur Philippe Daussat  responsable du PPF de Saint- Malo.

- Unité de combat émanant du PPF (Parti Populaire Français)

- Sous les ordres du SICHERHEITSDIENST / SD ( service de renseignement et de maintien de l'ordre de la SS ) 

Chargé de la chasse aux réfractaires du STO - Infiltration de la résistance - Participation aux interrogatoires .

Le groupe a compté jusqu'à 26 membres la plupart issus de la région de Saint-Malo. Ils opéraient en civil.

Après qu'une dizaine d'hommes ait suivi un entrainement militaire à Paris , le Groupe d’Action pour la Justice Sociale , émanation du PPF (Parti Populaire Français)  fondé par Jacques Doriot, arrive à Rennes le 8 juin 1944.

ll s’agit d’un groupe composé d’hommes recrutés essentiellement dans la région malouine par le docteur Philippe Daussat, responsable du PPF à Saint-Malo, également le médecin  officier de l' organisation Todt pour un secteur s'étendant de Granville à Saint-Brieuc.

Toujours en civil les membres du groupe sont armés et disposent de cartes de police allemande dispensées par le SD.

Leur spécialité est la chasse aux réfractaires au STO et, surtout, l’infiltration de la Résistance, ce qui n’exclue pas la pratique du marché noir à grande échelle.

Ils agissent de concert avec les Allemands et avec d’autres unités  : la Milice, le Bezen Perrot, le groupe Vissault .

Mi-août 1944, les membres du PPF se regroupent à Nancy pour échapper aux représailles.Plusieurs seront pris.

Le groupe, quittera Rennes pour l'Allemagne début août 1944 et ses membres intègreront l'école de sabotage et d'espionnage de Reuntlingen à côté de Tübingen, ou finiront dans la Waffen SS.

Le 19 septembre 1945 la cour de Justice de Rennes condamne à la peine de mort son chef, Lucien Imbert, 32 ans.

Sur les quinze condamnés à mort par la section départementale d'Ille-et-Vilaine de la cour de justice de Rennes effectivement exécutés, sept étaient issus du Groupe Action.

Lucien Imbert

dit  "Le Caïd ", né à Roanne le 17 août 1913 .

commande le Groupe Action.

Il est employé du  garage Hoppman de Saint-Malo, lorsqu’il est recruté par le docteur Philippe Daussat responsable du PPF de Saint-Malo. 
Lucien Imbert est condamné à mort le 19 septembre 1945 par la cour de Justice de Rennes.

il sera fusillé le 07 novembre 1945 à Rennes.

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fusillé le 07 novembre 1945

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Claude Garavel

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fusillé

Raymond Chappron

Né le 14 juillet 1914 à Chatillon-sur-Seine.

Mécanicien de formation, il travaille dans le même garage que Lucien Imbert.

Il est condamné à mort par la Cour de Justice de Rennes le 17 octobre 1945.

Il sera fusillé à Rennes le 05 décembre 1945.

lors de l'opération contre le maquis de Broualan en Ille-et-Vilaine, il reconnaît le résistant René Capitain qu'il a connu avant guerre à Saint-Malo, et l'exécute sommairement.  

fusillé le 05 décembre 1945

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Armand Lussiez

né en 1912

 Il a dans le groupe, la biographie la plus contrastée 

Après trois ans dans l’armée, il devient mécanicien chez Renault à Billancourt, et adhère en 1936 au Parti Communiste Français et à la CGT.

Le 21 décembre 1936, il part en Espagne comme volontaire de la 13ème Brigade Internationale 10ème bataillon. Blessé en Teruel le 26 décembre 1936, rapatrié en France pour y être soigné jusqu’au 17 février 1937, et il retourne travailler chez Renault.

En septembre 1937, il retourne en Espagne avec la 14ème Brigade 4ème bataillon, où il est à nouveau blessé le 26 mars 1938.


Redevenu mécanicien chez Renault à Billancourt, il divorce en 1942, puis adhère au PPF de Saint-Malo, où il est recruté par Daussat pour le Groupe Action.


Il faut noter que Lussiez est responsable aussi de meurtres à Lunéville puisqu’il déclare, dans son interrogatoire en 1945, que le 10 septembre 1944, il y a participé au pillage d’une épicerie, puis que quatre ou cinq prisonniers ont été emmenés et fusillés sur la route de Blâmont, lui-même ayant tiré mais ne sachant pas le nom de celui qu’il a abattu.

Roger Welvaert confirme l’information : " Le groupe quitte Saint-Dié pour Lunéville où il est cantonné une dizaine de jours dans une caserne. Plusieurs arrestations sont opérées. Plusieurs personnes abattues au bord de la route une heure après le départ de Lunéville par des membres du Groupe d’Action ". (il semble que 6 prisonniers emmenés de Lunéville aient été abattus à Domèvre-sur-Vezouze, avec la participation établie du S.S. Fritz Barnekow de Herman Wenzel, et Wilhelm Walter. Ces prisonniers FFI, de Lunéville, auraient été remis par la milice aux mains du SD, et exécutés sommairement le 12 septembre 1944 à Domèvre-sus-Vezouze.

 
Armand Lussiez est condamné à mort par la Cour de Rennes et fusillé à Rennes, au stand de tir de Coëtlogon, le 17 juillet 1946. le même jour que Léon Jasson.

fusillé le 17 juillet 1946

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Gérald Gallais

(né en 1926) appartient en 1940 et 1941 au groupe de résistance dirigé par son père René Gallais >, gardien du château de Fougères.

Il est arrêté avec ses parents, sa sœur, et 56 habitants de Fougères le 9 octobre 1941.

Son père est guillotiné à prison centrale Stadelheim de Munich le 21 septembre 1943, sa mère et sa sœur déportées en Allemagne d’où elles sont rapatriées le 24 avril 1945.

 

Pourquoi les Allemands ont-ils relâché Gérald Gallais le jour même de l’arrestation ?

Il subsiste des doutes sur la fait qu’il ait lui-même informé les Allemands…

 

Durant l’hiver 1943-1944, Gallais se livre au marché noir, mais semble disposer de la protection du Sicherheitsdienst, dont il est probablement agent, puisqu’il dispose de faux-papiers (au nom de Goavec) et d’une carte de police allemande pour circuler en toute impunité dans la zone côtière interdite.

 

En mai 1944, il agit à Rennes pour le SD, puis à Dinard en juin, etc.

C’est ainsi que Gallais, spécialisé dans la recherche des maquis, travaille conjointement avec Imbert, et organise l’opération commune contre le maquis de Saint-Hilaire-des-Landes du 27 juillet 1944.

Lorsque le Groupe Action de Rennes prend la fuite le 1er août 1944 vers Paris, Gallais les accompagne.

Paris le 10 août, Chaumont le 19 août, puis, Vittel, Épinal, Saint-Dié, Lunéville, avant de se rendre à Cirey-sur-Vezouze.

 

Le 13 octobre 1944, pour une sombre histoire de vol (« pour avoir puisé dans la caisse du groupe et s’être rendus coupables de malversations envers les camarades » déclare Welvaert), Gallais (ainsi que Guglielminotti et sa femme) est arrêté sur ordre de Lucien Imbert.

Tous trois sont envoyés au camp de Schirmeck-Vorbrück (sous administration du SD) et déportés à Dachau, où Gallais décède le 16 janvier 1945.Mais le tribunal de Rennes, qui ignore son décès, se montre clément le 7 novembre 1945, considérant que Gallais était mineur au moment des faits, et ne le condamne qu’à cinq ans de travaux forcés par contumace.

Mort à Dachau

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s’il est déjà surprenant de voir Armand Lussiez figurer dans le "Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier" 

(http://www.maitron.fr) > avec une biographie qui ne dépasse pas 1938.

le cas de Gérald Gallais est encore plus équivoque.

Car si la mention "mort pour la France" lui avait été attribuée en 1950, et apparemment retirée par le Ministère suite à l’intervention du comité FFI/FTP de Fougères,

il figure encore dans les bases nationales du Ministère des Armées de "Mémoire des hommes" (https://www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr/),

à la fois dans la rubrique "Titres, homologations et services pour faits de résistance" >

et dans " Base des morts en déportation (1939-1945)" > .


Ainsi Gérald Gallais s’affiche dans les mêmes bases mémorielles que Pierre Haxaire et Pierre Math, les  "deux gendarmes de Cirey" dont un fut maltraité par Gallais , arrêtés et déportés par le Groupe action le 21 septembre 1944, et décédés à Auschwitz…

Source:

Gaston Guglielminotti

Né le 31 décembre 1918  à Saint-Julien-en-Genevois - Mort à St Ouen le 25 décembre 1969.

Il est arrêté sur l’ordre d’Imbert le 13 octobre 1944, avec sa femme et Gérald Gallais (voir Gérald Gallais).

 ils arrivent au camp de Schirmeck le 14 octobre 1944, et sont, comme "Sch." (Schutzhaft - détention conservatoire, appliquée aux opposants au régime ou autres personnes indésirables), déportés à Dachau.

Guglielminotti est libéré par les américains le 27 avril 1945, rentre en France le 29 mai 1945 et s’installe à Paris.

La cour de justice d’Ille-et-Vilaine (sous-section de Quimper) le condamne le 29 janvier 1946 à 20 ans de travaux forcés, 10 ans d’interdiction de séjour et confiscation de tous les biens.

gaston guglielminotti ppf

Journal officiel

20 ans de travaux forcés

Mort à l'âge de 51 ans

Roger Welvaert

Roger Welvaert est né le 22 Août 1924 à Lys-lez-Lannois

Profession : Garçon boulanger à Roubaix.
Après avoir fui en Allemagne, il aurait suivi les cours d’une école d’espions parachutistes à Reutligen.

Il se fait rapatrier comme S.T.O.
Arrêté, il est traduit devant la cour de Justice de Nancy, qui le condamne le 22 octobre 1946 à la peine de mort et à la dégradation nationale. Incarcéré à la prison Charles III de Nancy,

il est fusillé le 16 janvier 1947 aux « Fourrasses », champ de tir des Baraques de Laxou.

Roger Welvaert PPF

L'Est Républicain - 17 janvier 1947

fusillé le 16 janvier 1947

23

Daniel Travers

fusillé le 20 juin 1946

20

Arthur Coquemont

Arthur Coquemont est né le 3 avril 1915 à Fougères

Avant-guerre il militait dans les rangs du PNB et était surveillé à ce titre depuis 1938 par la police Fougères.Il fut surpris par des agents alors qu’il apposait des tracts autonomistes dans la nuit du 14 au 15 octobre 1941.

 

En 1942, Coquemont devient délégué du service social de l’entreprise de travaux publics Desprez qui travaille pour l’organisation Todt à Paramé. Georges Desprez est un aventurier et collabo de grande envergure.

La police soupçonne Coquemont d’être l’auteur de l’arrestation du jeune Maurice Bachelot en 1942, accusé d’avoir tenté de livrer les plans de la défense de St-Malo, ce qui lui vaudra d’être fusillé quelques mois plus tard.

 

La société Desprez dissoute en avril 1943 par les Allemands et son patron arrêté, Coquemont conserve pour lui une camionnette de l’entreprise.

 

Durant l’hiver 1943-1944, disposant d’ausweis et de faux papiers pour se déplacer dans la zone côtière interdite avec le camion récupéré chez Desprez, Coquemont et Gallais se livrent à un vaste marché noir. 

Fuite en Italie - Jamais retrouvé

Gaëtan Lochet

Profession : Radio-électricien

gaetan lochet groupe d'action

 Ouest-Eclair 29 juillet 1944 

gaetan lochet groupe d'action

Etrange que Gaëtan Lochet fasse partie des "victimes civiles" de la guerre 

La loi du 26 juillet 1941 puis le décret n° 5490 du 31 décembre 1941 créent dans chaque département des commissions spéciales chargées de donner leur avis sur le droit à pension des postulants au titre de victime civile de guerre. Les dossiers sont ensuite transmis au Secrétariat général aux Anciens Combattants, Direction de la liquidation des pensions, qui verse les pensions.

Le fichier des victimes civiles a été établi pour répondre à cette demande d’indemnisation, à partir des données de l’état civil.

Mort en opération

22

Sadi Mechedal

(Algérien)

Condamné à mort

Gonzales

Marcel Pottier

marcel pottier groupr d'action

Le télégramme de Brest - 22 décembre 1944

Pierre Terrier

pierre terrier groupe d'action

La gazette provençale du 14 juin 1945

Fuite en Allemagne - Jamais retrouvé

Pierre Monnier

fusillé le 20 juin 1946

25

Raymond Poste

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Journal officiel

Travaux forcés à perpétuité

Mort à l'âge de 90 ans

Jean Martin

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Le télégramme de Brest - 03 février 1946

Georges Poirion

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Le télégramme de Brest - 04 janvier 1946

Les membres du Groupe d'action ont participé directement à des opérations de combat contre les maquis.

Ils ont également procédé à des interrogatoires extrêmement violents et des exécutions sommaires.

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